Bey plonge dans l’ombre avec « Pas si différent »

Avec le volume 2 de son double EP Pas si différent, Bey révèle la face la plus sombre et abrasive de son univers. Après un premier volet lumineux, l’artiste explore l’errance émotionnelle, les relations toxiques et le regard des autres à travers des productions plus rock, qu’il défendra sur scène lors de deux dates à la Boule Noire, les 19 février et 15 avril.

Concertmag : Tu sors le vol 2 de ton EP Pas si différent. En quoi diffère-t-il du premier volet ?

Bey : En gros, Pas si différent raconte le jeune Bey qui découvre un peu le monde qui l’entoure, qui découvre sa vie d’adulte et commence à sortir un peu de sa chambre. C’est ce que j’ai voulu retranscrire dans la partie 1 avec ce côté ultra joyeux, lumineux. Mais j’ai aussi découvert des choses beaucoup plus sombres et c’est cela que traite la partie 2. La vie, ce n’est pas tout blanc. C’est parfois très sombre et très noir. Et donc j’avais envie de refléter cette partie-là.

Quels sont les sujets que tu voulais évoquer à travers ces quatre chansons ? 

Dans « Chien d’amour », j’ai voulu parler de cette errance émotionnelle, ce moment où tu es au plus bas, où tu es triste, que ce soit dans une histoire d’amour ou pas. C’est ce moment où tu ne sais plus où donner de la tête. Tu décides de t’enfoncer dans ce qu’il y a de plus sombre pour fuir cette envie de retrouver la lumière. Sur « Taches d’encre », je voulais parler des relations d’emprises et toxiques ainsi que des violences physiques et psychologiques. C’est un mélange de plein d’histoires que j’ai condensées dans un morceau, ce sont également des choses qui me sont arrivées à moi.

Sur « Peur de tout », j’ai voulu évoquer cette notion du regard des autres et de soi. A partir du moment où tu es un petit peu différent des autres, tu vas être rejeté, mis de côté. Du coup, on a tendance à avoir peur du regard des autres. Ces regards toxiques qui nous empêchent d’être pleinement nous-mêmes et de vouloir être qui on est. On nous impose de penser ça, de parler comme ça… Et ce titre est une manière de dire : « Allez tous vous faire foutre », moi je veux être qui je suis et j’emmerde ceux qui penseront le contraire. Et « Merci », c’est un morceau que j’avais écrit il y a trois ans, après avoir vécu une trahison assez compliquée de la part de ma copine de l’époque. Avec le recul, j’ai complètement changé les paroles de la chanson parce que cette trahison m’a permis de retrouver la lumière et de mieux me retrouver.

Comment a été reçu le premier volet ? 

Les gens étaient très contents parce que les productions étaient assumées. Je voulais transmettre du fun, de la joie… Cette première partie a été bien reçue parce que les sujets étaient moins lourds et plus fédérateurs.

Quelles sont les chansons sur lesquelles tu as reçu le plus de commentaires ? 

Il y a « Mec Chelou » qui est un titre que j’ai dédié à tous les « mecs chelous » comme moi. C’était une manière de dire : qu’est-ce qui définit que nous sommes des mecs chelous et qu’on est différents. J’ai une communauté assez fidèle qui est là quoi qu’il arrive et j’en suis très reconnaissant.

« Si on me propose de faire l’Olympia, je ne dirai pas non »

Comment te sens-tu à l’idée de jouer deux fois de suite à la Boule Noire les 19 février et le 15 avril ? 

Le 19 février, ce sera une Boule Noire privée qui me permettra de tester des choses. En revanche, le 15 avril, ce sera vraiment ma Boule Noire à moi. Il y aura plein de surprises, plein de guests, et j’en suis très heureux. C’est une salle mythique dans laquelle je vois des concerts depuis que je suis tout petit. C’est grâce aux gens qui écoutent ma musique que je peux y être et aussi grâce aux partenaires qui me font confiance. Je veux juste dire merci aux gens qui rendent cela possible.

Y’a-t-il une autre salle de concert à laquelle tu aimerais te produire ? 

La Maroquinerie est l’une de mes salles préférées à Paris. J’aimerais beaucoup rejouer à La Marquise qui est une petite péniche à Lyon et dans laquelle j’avais déjà une première partie là-bas. J’adore les petites salles. Je préfère faire la Boule Noire vingt fois plutôt qu’un Olympia. J’aime être proche des gens. Bien sûr, si on me propose de faire l’Olympia, je ne dirai pas non. Je dirai oui avec grand plaisir. Mais je ne veux pas être le mec inatteignable, je veux être proche des gens.

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