DORRR renaît et persévère dans son nouvel EP « Ganbaru »

Après plusieurs années passées au sein du duo The Blind Suns, DORRR affirme aujourd’hui une identité solo plus intime et assumée avec Ganbaru. Entre pop en clair-obscur, pulsations synthétiques et atmosphères cinématographiques, l’artiste franco-polonaise signe un retour marqué par la renaissance et la persévérance. Porté par une écriture plus brute, ce projet explore les failles, les doutes et l’acceptation de soi, révélant une voix singulière qui transforme ses fragilités en force créative. Rencontre.

La cover de Ganbaru, le nouvel EP de DORRR disponible depuis le 27 février 2026. Photo : Marion Fort.

Concertmag : Ton EP Ganbaru succède à l’album Glitch & Glitter sorti en 2021. Comment le définirais-tu ?

DORRR : C’est un projet très personnel. C’est une renaissance artistique pour moi parce que j’ai fait une petite pause pendant quelques années. Entre le premier album et ce projet, il y a eu cinq ans de temps mort. Il s’est passé beaucoup de choses dans ma vie professionnelle et ma vie privée. Je ne savais pas du tout si j’allais continuer la musique. J’ai donc retrouvé la flamme par le biais des opportunités qui se sont présentées à moi. C’est aussi la première fois que je mène un projet toute seule, sur mes épaules, et à tous les niveaux. C’était un sacré challenge pour moi de reprendre les manettes et de retourner dans l’industrie musicale en me disant : ‘Vas-y, je recommence’. J’ai eu envie de créer quelque chose qui m’appartient à 100% et c’est comme ça que Ganbaru est né. D’où son nom qui vient du japonais et qui veut dire : persévérer.

Quels sont les sujets ou les thèmes que tu voulais aborder à travers les six chansons du projet ?

Le morceau « What’s going on », qui ouvre l’album, parle justement de cette bataille intérieure qu’on mène au cours de notre vie. Le titre « I Might Be Weird » parle du fait qu’il ne faut surtout pas lutter pour rentrer dans le moule. « Lonely Sun » est un morceau qui met la lumière sur la place et le rôle des femmes dans la société. C’est un sujet auquel je tiens beaucoup. Je suis très engagée dans la parité, notamment dans l’industrie musicale. Il y a aussi pas mal de sujets qui ramènent à ce que j’ai vécu personnellement. On parle des émotions mais aussi des sujets plus avancés que ce que j’ai pu faire dans ma tête depuis ce temps-là.

Comment a été reçu le projet dans l’ensemble ?

Tout va bien jusqu’à présent. J’ai eu pas mal de retombées très positives. Je n’ai pas eu de retours négatifs jusque-là. L’EP a eu un bel accueil en France et à l’étranger, en particulier au Royaume-Uni. Il touche les gens et j’en suis très contente.

Quelles sont les chansons que le public apprécie le plus ?

C’est surtout « I Might Be Weird » parce qu’il parle vraiment du fait de célébrer sa différence, de s’accepter, d’assumer qui ont est et ce qu’on est. C’est très actuel. C’est un morceau qui, pour moi, est peut-être le plus apprécié, parce qu’il est assez clair et direct dans son message.

Comptes-tu défendre ce projet sur scène ?

Oui, tout à fait. J’ai joué à La Boule Noire en octobre dernier. C’était lors du MaMA Music & Convention. Avec mon groupe, on a pu se produire aux Bars en Trans à Rennes en décembre dernier. On a aussi joué dans une salle en Vendée qui s’appelle Rocksea. D’autres dates arrivent.

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