Entre folk, rock et pop, Tioma dévoile avec Thérapie un premier album aussi organique que personnel, né d’un processus de création collectif et introspectif. Porté par des thématiques universelles comme l’amour, la famille ou le passage à l’âge adulte, ce projet marque un tournant dans le parcours de l’artiste, désormais indépendant et pleinement engagé dans sa démarche. Tioma revient sur la conception de cet album dans cette interview.

Concertmag : Comment Thérapie a-t-il vu le jour ?
Tioma : Tout a commencé avec un séminaire avec dix amis musiciens, chez moi dans les Landes. On était en mode : ‘On s’amuse et on voit’. Et c’est parti comme ça. J’avais beaucoup de débuts de chansons que j’ai pu écrire chez moi. J’ai fait un deuxième séminaire quelques mois après. Entre-temps, j’ai quitté mon label. Je me posais beaucoup de questions. Puis je me suis dit : ‘Faut que j’aille au bout de cet album, d’une manière ou d’une autre.’ Du coup, j’ai fait un troisième séminaire, j’ai réalisé l’album… Puis il y a eu tout un processus de mix, mastering etc.
Pourquoi « Thérapie » ?
Parce que c’est la chanson de l’album qui a donné envie d’aller au bout de la réalisation de l’album. J’aime beaucoup les albums qui comportent une chanson éponyme. Dans mon cas, ça faisait tellement sens que j’ai décidé de lui attribuer le nom de l’album. C’est d’ailleurs le nom de mon documentaire qui tourne autour du séminaire qui a donné lieu à la création de l’opus.
Quels sont les autres sujets que tu voulais mettre en lumière à travers ces quinze chansons ?
Il y a un peu de tout. Je voulais mettre en lumière la famille, le rapport aux rêves et à la vie d’adulte. C’est une période où on voit moins ses amis. On parle beaucoup plus d’argent, de construction de vie… On sort des études, on comprend le vrai monde du travail. Je parle aussi d’amour, de rupture amoureuse… De tout ce qu’un gars de 25 ans peut vivre.
Comment a été reçu le projet dans l’ensemble ?
Le projet a été reçu d’une très bonne manière, je ne m’attendais pas à ça. J’ai eu de super retours de gens, de mes amis musiciens, de mes collègues artistes…
On imagine que ces personnes étaient présentes à ta release party du 20 février dernier à la Boule Noire…
Oui. C’était une release party en totale indépendance. Toutes les équipes de création étaient dans les loges avec moi, et même sur scène. C’était un moment extraordinaire. On prépare déjà les prochaines dates.
Tu étais au sein d’un label reconnu mais tu as décidé de devenir indépendant. Pourquoi ce choix ?
J’étais malheureux. Je me demandais si j’avais ma place dans ce milieu. Pour qu’un projet soit vraiment développé et d’une belle manière, il faut tellement de paramètres. J’avais la sensation de mettre beaucoup d’effort dans quelque chose qui n’avançait pas vraiment. Je vivais un mal-être depuis un certain temps. De plus, il y a eu des discussions avec le label qui n’ont pas aidées. Du coup, j’ai fait le choix de partir, sans savoir vers où je voulais aller. Mais je ne voulais pas arrêter la musique, je voulais aller au bout de cet album, au bout de qui je suis musicalement et au bout de qui j’ai envie d’être. C’est hyper intéressant de travailler pour soi.
As-tu des concerts de prévus ?
Avec mon équipe, on commence à réfléchir à une tournée en automne. On verra si ça peut se faire. Pour ce printemps, on prévoit une tournée de disquaires, avec des concerts acoustiques. Je profiterai pour vendre des vinyles de mon projet. On prévoit aussi une tournée des cinémas avec le documentaire sur l’album. On se rendra dans des villes comme Toulouse, Nantes, Lille, Marseille…
Y’a-t-il une ou plusieurs salles de concert parisiennes que tu aimerais faire ?
J’aimerais beaucoup faire La Cigale, c’est une salle que j’adore. Ce serait un rêve.
Image en une : Maxime Badets.
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