Avec Corps Voyou, son nouvel album sorti chez Baboo Music, Daguerre poursuit son exploration d’une chanson rock sensible et profondément incarnée, entre regard lucide sur notre époque et célébration du vivre ensemble. Porté par une écriture co-signée avec Louise Quillet et une envie constante de renouvellement, ce nouvel opus marque une étape importante dans le parcours de l’artiste, qu’il célébrera sur scène le 6 octobre prochain au Café de la Danse.

Concertmag : Comment définirais-tu ton nouvel album Corps Voyou ?
Daguerre : C’est un album assez varié. C’est le dixième de mon répertoire. C’est une photographie de là où on en est par rapport à un certain moment. C’est un album où j’ai exploré des choses que je n’avais pas toujours faites et qui correspondent à tous mes goûts musicaux gravés dans l’inconscient depuis tout petit.
Pourquoi « Corps Voyou » ?
A travers cet album, je voulais restituer le vivre ensemble mais en passant par l’individu parce que tout va très vite aujourd’hui. Ça scroll de partout. Et en plus, chacun s’excuse d’être qui il est. On a toujours tendance à se comparer à quelqu’un. J’ai voulu prouver qu’on a le droit d’être comme on est, on a le droit de se tromper, tant qu’on ne fait de mal à personne. C’est là qu’on devient ce corps voyou, d’où le titre de l’album.
L’album a été réalisé par Esthen Dehut et travaillé en étroite collaboration avec Louise Quillet qui avait participé au précédent album, Virages. Qui est-elle et s’est passée la collaboration ?
Louise Quillet est une autrice que j’ai rencontré il y a quelques années à Astaffort. Ca correspondait à un moment où j’avais plus envie de travailler la musique et fouiller un peu plus loin. C’était comme si j’étais arrivé au bout d’un souffle dans mon écriture. Mais avec Louise, ça a été un vrai coup de coeur artistique, y compris dans sa façon d’écrire. Elle a une écriture plus actuelle et une facilité de travail de par sa personnalité. On a fait un test sur un morceau et ça s’est super bien passé. A un point que sur mon précédent album, Virages, je lui ai confié l’écriture de tous mes textes. Et sur Corps Voyou, j’ai écrit une partie de mes propres textes et on a pas mal coécrit. Et comme on se connaissait mieux désormais, j’ai voulu poursuivre l’aventure avec elle.
Quels sont les premiers retours sur l’album ?
J’ai eu des retours très encourageants mais plus par rapport aux concerts. J’ai enchaîné trois concerts d’affilée. Je suis très content parce que ça s’est super bien passé. Mais j’ai aussi reçu pas mal de messages de la part des gens qui me suivent depuis longtemps. Et leur retour, notamment sur la production, sont superbes.
Cette année marque les vingt ans de ta carrière que tu célèbreras au Café de la danse le 6 octobre prochain. Quel bilan fais-tu de ta carrière ?
(Rires). Je parle plus d’un parcours que d’une carrière. J’ai toujours regardé devant, ce qui m’a en partie empêché d’être aigri. J’ai traversé tellement de choses parce que c’est un métier rempli de doutes. Mais c’est tellement un luxe de vivre de sa passion. Si je dois faire un bilan, c’est de me dire que je n’en reviens pas d’être encore là aujourd’hui. Je réalise aussi la chance que j’ai d’avoir rencontré tellement de personnes que je n’aurais peut-être pas rencontré si je n’avais pas fait ce métier-là. J’ai réalisé beaucoup de rêves de gosse. Mais c’est passé tellement vite ! Aujourd’hui, je ressens toujours beaucoup de plaisir à fabriquer des chansons, c’est ce qui me motive. Je suis emporté par la joie de voir naître des chansons.
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