Mayu : “J’ai toujours rêvé de vivre pour la musique”

Artiste brésilien, bassiste, contrebassiste, auteur, compositeur et interprète, Mayu est la première signature de Baboo Music. Le chanteur a sorti en décembre dernier son premier EP de cinq titres intitulé Pas d’ici. Un projet dans lequel Mayu veut donner du soleil dans nos vies. Le chanteur sera en concert au Zèbre de Belleville à Paris le 13 juin prochain. ConcertMag s’est entretenu avec l’artiste.

Concert Mag : Tu as sorti ton premier EP Pas d’ici le 9 décembre dernier. Est-ce que le titre fait écho à tes origines brésiliennes ? 

Mayu : Complètement ! J’avais envie, à travers cet EP, de parler un peu de mon parcours. Je voulais que les gens se retrouvent à travers mon histoire. Je voulais aussi apporter un peu de légèreté. On peut vivre l’immigration de plusieurs façons. Il y a l’immigration qui est douloureuse comme la mienne. Il y a du bon et du moins bon.

C’est un EP dans lequel figure le titre Parle-moi du soleil dont les paroles ont été écrites par Francis Cabrel. Comment vous êtes-vous rencontrés ? 

A vrai dire, je ne savais pas qui c’était. Au Brésil, on n’écoute pas trop de musique française. A part Jacques Brel et Edith Piaf, je ne connaissais personne d’autre, je l’avoue. Je me suis retrouvé dans le village de Francis Cabrel à Astaffort. J’ai eu le plaisir de faire sa connaissance. Il a vu quelqu’un en face de moi et il était sans a priori. Une amitié est née entre nous. En plus, Francis Cabrel, c’est un grand monument de la chanson.

Tu n’avais pas conscience d’être avec une légende de la chanson française ? 

Pas du tout ! C’est ça aussi la force de notre rencontre. Nous étions deux personnes sans a priori.

Quels sont les thèmes que tu voulais mettre en lumière à travers ces cinq chansons ? 

A travers ces cinq chansons, j’avais tout simplement envie de parler du soleil. Je viens moi-même d’une région où il y a le soleil et pas autre chose. J’ai voulu donner une dimension poétique et philosophique à cet EP.

Comment ce projet a-t-il été accueilli ? 

Très bien ! Encore mieux que ce que j’aurais pu imaginer. J’ai toujours rêvé de vivre pour et par la musique. J’ai 38 ans. Pour quelqu’un qui vient du Sertao, c’est une fierté. La vie est belle ! En tant que déraciné, c’est toujours compliqué d’exister dans un autre pays mais c’est le propre de cet EP. 

Quels sont les artistes français ou internationaux avec lesquels tu rêverais de collaborer ? 

Je suis très fan de Grégory Porter. J’ai tous ses disques, tous ses vinyles. Je suis admiratif aussi d’Esperanza Spalding qui fait la même musique que moi. Je serais très heureux de faire une chanson avec elle.

“La scène, c’est l’endroit où je retrouve les gens que j’aime et les gens qui m’aiment”

Mayu

Tu prépares actuellement ton premier album. A quoi va-t-il ressembler ? 

Ce sera un album d’espoir. Il aura pour but de passer un message qui est de tenir bon. Ça peut paraître un peu cliché de dire ça, mais on a constamment des choses négatives dans la vie. Le but de mon album sera d’apporter du soleil et des ondes positives. 

As-tu un message à faire passer pour les personnes qui aiment ta musique ? 

Je voudrais leur exprimer toute ma gratitude. Je leur dis un grand merci. J’ai hâte de partager un bon moment avec eux sur scène parce que, j’aime produire, j’aime écrire, j’aime le studio… Mais la scène, c’est l’endroit où je retrouve les gens que j’aime et les gens qui m’aiment. C’est là où tout se construit.

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