Avec Dawnira, fruit de sa collaboration avec le producteur Dogzout, Elssy transforme une période de rupture et de reconstruction en un premier EP intime et libérateur. Porté par une écriture cathartique et des sonorités pop aux influences électroniques, le projet affirme un besoin vital de liberté, d’émancipation et de renaissance artistique. Rencontre.

Concertmag : Peux-tu te présenter et parler de ton parcours ?
Elssy : Je m’appelle Elssy. J’ai commencé la musique officiellement en 2018. J’ai quitté Toulouse pour me consacrer à ma carrière. Je suis donc arrivée à Paris en janvier 2018. J’ai toujours été passionnée de musique, depuis toute petite. Enfant, j’écrivais énormément de poèmes. Je faisais beaucoup de photos aussi. J’ai aussi eu une scolarité un peu compliquée. J’ai été en internat pendant six ans. C’est aussi ce qui me permettait d’écrire. J’ai fait mes premiers enregistrements studio en 2017. Par la suite, j’ai fait mon premier concert dans un bar toulousain. C’était trop cool.
Qui sont les artistes que tu admirais lorsque tu étais plus jeune ?
J’écoutais beaucoup les sons des années 80. J’écoutais beaucoup Jean-Jacques Goldman, Daniel Balavoine, Mylène Farmer… Vers mes 13/14 ans, je me suis mise à beaucoup écouter de la musique électronique.
Tu as sorti ton premier EP intitulé Dawnira. Comment est né ce projet ?
J’ai vécu une année 2024 très très compliquée. Je suis sortie d’une relation toxique qui a duré quatre ans. La personne avait vraiment une emprise sur moi. Cette relation m’a beaucoup ralentie parce que cet homme avait la main à la fois sur moi, sur ma vie et sur ma musique. C’est lui qui décidait de tout. Du coup, je me suis séparé de lui en juillet 2024. A partir de là, j’ai commencé à revivre, à me redécouvrir. J’ai aussi créé mon label, j’ai aussi été démarchée par un producteur qui s’appelle Dogzout. C’est lui qui a produit le projet. Il y a eu une vraie fusion entre nous et on a formé un vrai duo. A l’heure actuelle, c’est lui qui m’aide pour ma musique, pour ma direction artistique… C’est aussi mon manager, mon bassiste. On travaille vraiment en équipe.
L’un des titres de l’EP à avoir été dévoilé avant sa sortie est « Caviar ». De quoi parle cette chanson ?
C’est un titre qui parle de liberté. C’est aussi le fait de passer de l’ombre à la lumière et de ne jamais abandonner ses rêves. C’est aussi une manière d’assumer qui on est, surtout en tant que femme.
Quels sont les autres sujets que tu voulais mettre en lumière dans cet EP ?
Le projet tourne vraiment autour de la liberté. Je me suis longtemps sentie emprisonnée. J’ai connu des périodes où j’étais très dépressive. Ça a été très compliqué. Durant les six ans que j’ai passée à l’internat, j’étais tout sauf libre. Je cherchais toujours à avoir un pied dehors et à repousser mes limites. C’était mon exutoire. Aussi, c’est difficile de se sentir libre aujourd’hui. Que ce soit dans la manière de s’habiller, dans l’expression… Je pense que chaque être humain a le droit de se sentir libre. C’est quelque chose que je veux revendiquer dans mes chansons.
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